Saint-Louis du Sénégal
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le plan de Saint-Louis
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aussi la page sur les hébergements, la restauration
et les loisirs de Saint-Louis
Le
film «Les Caprices d'un Fleuve» de Bernard
Giraudeau a été tourné à Saint-Louis et Gorée.
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Interview
d'Eddy Graeff de SaintLouisduSenegal.com
Petite cité à la fin XVIIIème siècle, sa population atteignait 10.000 habitants, Saint-Louis s'est retrouvée en l'espace d'un siècle propulsée au rang de capitale continentale de l'Afrique de l'Ouest francophone puis destituée de ce titre par Dakar pour retourner à une modeste activité de capitale régionale. De cette histoire, Saint-Louis a gardé évidemment des traces dans son architecture mais aussi et surtout dans sa culture et ses traditions. Des élégantes signares, métisses influentes de l'époque coloniale, jusqu'à cette carrière enviée de dernière étape de l'Aéropostale avant la Transatlantique si liée à Mermoz, le visiteur nostalgique aura mille choses à admirer, apprendre et découvrir.
La ville à taille humaine est divisée en trois parties distinctes : le continent, l'île, et la Langue de Barbarie. La plus belle liaison entre ces quartiers est évidemment le pont Faidherbe (photo en bas à droite) qui représente à lui seul le symbole de l'île ! Faidherbe n'a pas laissé son nom qu'à cette succession d'arcs d'acier. La principale place historique de la ville garde également le nom du gouverneur nommé en 1854 et qui engagea une campagne de grands travaux. Celle-ci commença par la jonction des deux rives du fleuve à travers la construction du pont Servitius. Puis ce fut l'édification de l'hôtel de ville en 1880. La réalisation de la ligne de chemin de fer entre Saint Louis et Dakar en 1883 fut le point culminant de l'œuvre de Faidherbe.
Photo à droite : pirogue sur les berges du bras ouest du fleuve avec en arrière plan le quartier de Guet Ndar sur le Langue de Barbarie
Si
une balade dans les calèches touristiques avec des
guides «officiels» est le moyen le plus
rapide et le plus efficace pour découvrir les principaux
sites et monuments de la cité, marcher au gré des
rues et ruelles de l'île se révèle beaucoup plus instructif
et agréable. Les voitures y sont très rares, et chaque
maison est une partie de l'histoire saint-louisienne.
De nombreuses plaques indiquent d'ailleurs aux curieux
ce que fût ou qui habita tel ou tel édifice. Ville
aux mille couleurs, classée par l'UNESCO au Patrimoine
Mondial de l'Humanité, Saint-Louis ravira tous les
publics.
Principal site d'accueil de la ville, l'Hydrobase
est non seulement le lieu historique de départ des
fabuleuses épopées transatlantiques de l'Aéropostale
de Jean Mermoz mais aussi un lieu de détente au bord
d'une plage immense et tranquille. Juste après le
quartier de pêcheur et son cimetière, ce sont de nombreux
hôtels et campements à tous les tarifs et tous les
conforts qui proposent aux visiteurs quelques jours
ou quelques heures de détente entre mer, terre et
fleuve Sénégal.
Photos : en haut à droite la cathédrale de Saint-Louis, à gauche maison coloniale aux couleurs pastel, ci-dessous une petite embarcation au petit matin devant le pont Faidherbe.
C'est justement dans le prolongement de l'Hydrobase que se trouve le Parc National de la Langue de Barbarie. De nombreux oiseaux, mais aussi des mammifères et reptiles ont élu domicile dans ce sanctuaire où ils sont protégés. Des excursions en pirogues permettront à ceux qui n'ont pas le temps d'aller dans le Djoudj d'y observer de magnifiques animaux et paysages pour «le plaisir des yeux». Le Djoudj justement constituera pour certains le clou de leur voyage à Saint-Louis. Ce parc national est l'un des deux plus riches espaces ornithologiques au monde. Des centaines de milliers de specimens de très nombreuses espèces d'oiseaux autochtones ou migrateurs cohabitent durant les mois d'automne et d'hiver dans ce dédale d'eau, de marécages, de mangrove et de terre. (voir la page parcs nationaux et réserves).
Saint
Louis est reliée à Dakar par
le train et le voyage dure sept heures. Hélas depuis
bientôt 10 ans la ligne est interrompue. Espérons
que cette liaison soit vite rétablie avec un train
confortable et rapide. A la veille de chaque élection,
les gringos farceurs au pouvoir font quelques réparations
sur la voie ferrée avec quelques annonces de
réouverture mais bien évidemment en
mars 2007 toujours rien !
Aujourd'hui, retournée à sa vie discrète au bord du
long fleuve tranquille, la capitale du nord Sénégal
vit principalement de la pêche et du tourisme, l'essentiel
des ses activités commerciales ayant été transféré
à Dakar. Elle n'en reste pas
moins, une fois passé le pont Faidherbe, l'une des
villes les plus agréables d'Afrique de l'Ouest, chargée
d'histoire et où il fait bon vivre. Si on peut
parfois regretter le manque d'entretien de la ville,
l'idéal est d'y passer en même temps
qu'un ministre ou d'un président. La visite
de Jacques Chirac début février 2005
en est l'exemple : à l'occasion du passage
du "Chi", la mairie a sans doute fait acheter
deux containers de balais puisque l'île est
devenue propre comme un sou neuf. Le film «Les
Caprices d'un Fleuve» de Bernard Giraudeau
a été en partie tourné à Saint-Louis et dans sa région.
Belles images et musique envoûtante. A voir absolument
pour se faire une idée de l'influence des Signares,
superbes métisses, symbole historique de la ville.
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