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MEDECINE TRADITIONNELLE

MALANGO ET SES 450 TRADIPRATICIENS

PAR ALY COULIBALY, CORRESPONDANT DE LA PANA

  Voir aussi le dossier complet sur le kink�liba, arbuste providentiel du S�n�gal
  Voir aussi l'article intitul� "M�decine Traditionnelle ou arnaque" dans le bulletin n�33

  Site de l'h�pital traditionnel de Keur Massar (banlieue de Dakar)
  Page sur la m�decine traditionnelle de l'asso Ch�nes et Baobab de Ngu�kokh

Dakar, S�n�gal (pana) -- Ndiagna Diop, 73 ans, est la cousine d'Hadja Arame Mbengue Diop, 63 ans, dont le diab�te, est devenu un vieux souvenir gr�ce a son ain�e, tradipraticienne r�put�e et membre du groupe des 450 gu�risseurs du centre de traitement du village de Malango, dans le centre du S�n�gal.

Affect�e visiblement par le poids de l'�ge, les �paules fr�les, le visage �macie, Ndiagna est �norm�ment sollicit�e. Tr�s humble, elle avoue tenir ses secrets de ses grands-parents qu'elle ne quittait jamais, dans sa tendre enfance. Photo � droite : pancarte d'un gu�risseur � K�dougou.

Elle �tablit son diagnostic du diab�te, de l'asthme et de l'hypertension �pres avoir examin� le crachat et les urines du malade achemin� � Malango, � 152 km � l'est de Dakar.

Le traitement commence par l'absorption d'�corces et de feuilles d'arbres "disponibles" dans la for�t de Fatick, dit-elle � l'envoy� sp�cial de la PANA.
Lorsqu'on lui demande de r�citer les pri�res qu'elle psalmodie pour soigner, elle reste de marbre. Elle souligne, un instant plus tard: "je respecte les consignes de mes grands-parents qui, de leur vivant, m'ont dit de ne donner mes secrets qu'� un proche".
Astou Diop, sa sœur sexag�naire, devrait assurer la rel�ve. Mais, elle n'est pas encore pr�te � "me remplacer valablement", fait-elle observer.

Hadja Arame, la cousine, est pr�te � jurer, la main sur le cœur, que la science des deux sœurs n'a rien � envier � la m�decine moderne. "Actuellement, je consomme du riz et du sucre, un m�decin d'un grand h�pital sp�cialis� de Dakar m'avait mis en garde contre les deux produits, au vu des r�sultats des analyses qu'il avait ordonn�es", affirme-t-elle.

Le traitement du diab�te au centre de Malango fait baisser la glyc�mie (taux de glucose dans le sang). Le taux de gu�rison annuel le plus bas enregistre au centre, depuis sa cr�ation en 1971, est de 65%.
"Aucun cas de d�c�s n'a �t� enregistr� depuis l'entr�e en service du centre de Malango qui, par ailleurs, a d�j� accueilli 7.000 patients depuis le d�but de l'ann�e", affirme Ndar Ngom, chef des saltigu�s (pr�dicateurs) du centre.
Plusieurs ethnies, dont des s�r�res, majoritaires, et religions (musulmans, animistes et chr�tiens) sont associ�es � l'activit� du centre. Le patient verse 200 f CFA (0.30€) au bureau d'accueil. La consultation proprement dite est suivie d'un entretien avec le tradipraticien.

Photo � gauche : ossements de hy�ne, p�nis de lion ou cam�l�on s�ch� � Til�ne

Au S�n�gal, environ 85% de la population aurait recours � la m�decine traditionnelle. Le groupe des 450 gu�risseurs comprend �galement des hommes et des femmes consult�s pour des cas de sorcellerie.
Khan Diouf est "sollicit� constamment". "Je soigne les cas de sorcellerie pour un co�t allant de 20.000 a 25.000 f CFA (15 � 23€) qui me permet d'assurer l'�ducation de mes deux enfants", observe-t-elle.

Les saltigu�s, raconte Maye Diatt, 60 ans, qui appartient � la corporation, "peuvent pr�dire l'arriv�e des pluies". "Ce sont des djinns qui, dans mon sommeil, m'indiquent les sacrifices � faire pour favoriser l'arriv�e des pluies", explique-t-elle.
Elle ajoute: "� mon r�veil, nous prions pr�s des arbres totems aux troncs desquels on verse par exemple du lait frais ou caille". "Les secrets des saltigu�s sont tr�s souvent des legs ou des dons", rappelle-t-elle.

 

Des tradipraticiens africains, venus � Dakar pour le premier congr�s international des m�decines traditionnelles sur le th�me du VIH/sida, ont demande une reconnaissance officielle de leur m�tier.
Des m�decins, originaires de 28 pays des cinq continents, ont pris part aux assises r�unies les 12 et 13 mars dans la capitale s�n�galaise, par une "ONG" locale, "promotion des m�decines traditionnelles" (PROMETRA).
Tradipraticiens et m�decins sont convaincus que le SIDA sera vaincu, t�t ou tard, dans la conjonction des efforts des uns et des autres. "Seuls les moyens font actuellement d�faut", estime Aly Koita, venu de Sangha, dans le centre du Mali, en pays dogon.
Pana

  Voir aussi le dossier complet sur le kink�liba, arbuste providentiel du S�n�gal
  Voir aussi l'article intitul� "M�decine Traditionnelle ou arnaque" dans le bulletin n�33

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M�decine traditionnelle, religions et divination chez les S�r�res Sin� : la connaissance de S. Kalis 

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Vos contributions et commentaires sur le contenu de cette page

  • par bois sacré 2 votes   

    bonjour à tous, j'ai besoin du numero du centre malango de fatick. Merci

  • par ibou 2 votes   

    pliz, avez vous un remède contre la drépanocytose?

  • par Paola Gasparini Italie 2 votes   

    Je vodrais savoir ,s'il vous plait, si on peut suivre un régime alimentaire,aidé par la méthode traditionnelle...

  • par El Gran Dragon 2 votes   

    Intéressés par la médecine traditionnelle, n'hésitez pas à regarder le film documentaire El Gran Dragòn. El Gran Dragòn est un voyage d?exploration au Pérou mené par une équipe à la recherche d?un savoir en perdition. Au gré de rencontres en tous genres, la découverte des origines de la médecine traditionnelle permet de saisir les fondements de la médication occidentale. Comment et pourquoi nous sommes nous tant éloignés de la médication par les plantes jusqu?à en oublier des enseignements que nous avions pu en tirer ? Regardez dès maintenant la bande annonce et n'hésitez pas à commenter, en attendant sa sortie nationale le 5 Mars 2014 ! http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19540494&cfilm=218309.html

  • par solange 0 votes   

    le nouveau site de l'hopital traditionnel de keur massar est www.hopitalkeurmassar.com vous pouvez egalement suivre son blog regulier à seyilaabe-htkm.blogspot.com

  • par hedels 1 votes   

    J'ai lu avec grand intérêt le livre de Mme Y Parès,pas de magie mais des résultats qui doivent amener la médecine occidentale à se pencher sérieusement sur les savoirs africains.Toutes les pistes sont praticables et profitables.Il n'y a pas que des molécules à chercher mais aussi des savoirs faire.Une richesse à explorer avec humilité